Témoignages d’Anciens – Benedict WRAY (2006 – 2007)

En quelle(s) année(s) et dans quelle(s) maison(s) avez-vous résidé à la Cité ?
« 2006 – 2007, Collège Franco-Britannique »

A quelle université étiez-vous inscrit, quelle formation suiviez-vous ?
« Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Master en droits français et anglais. »

Pourquoi avoir choisi d’étudier sur Paris ?
« Il y a deux réponses à cette question : une courte et une longue ! La courte est que je voulais faire du droit et du français et les cursus de Paris me semblaient les mieux à l’époque. La plus longue est la suivante : quand j’étais adolescent je profitais d’un échange scolaire en Normandie d’un mois pendant lequel j’avais eu la chance de travailler dans une école secondaire. Cela m’a donné l’envie de revenir en France après le bac pour travailler en tant qu’assistant d’anglais à Paris. C’est durant cette période que je suis tombé amoureux de la France. Les études n’étaient donc que l’étape suivante sur une voie déjà préparée. »

Quels souvenirs gardez-vous de vos années de séjour à la Cité ? Racontez un souvenir, en partie :
« Il y en a beaucoup, des soirées, des rencontres, la fête de la cité… mais sans doute le meilleur souvenir pour moi c’est quand j’ai pu mettre en scène « L’importance d’être constant », d’Oscar Wilde, à la Fondation Biermans-Lâpotre les 4 et 5 mai 2007. Commencé comme un petit projet entre amis pour un public très réduit, c’est devenu quelque chose d’énorme avec les subventions de la cité, des facs parisiennes et de la ville de Paris. Cela a été un effort énorme de la part de tous les participants, dont comédiens, production, gérants de l’association et autres, et qui a connu un très grand succès – pour la dernière représentation on a été obligé de refuser au moins une cinquantaine de personnes à l’entrée ! C’était la première fois que je mettais en scène une pièce de théâtre. Elle garde donc une place très spéciale dans mon cœur. »

Les valeurs humanistes à l’origine du projet de la Cité Internationale, étaient-elles une réalité ou une utopie ?
« Peut-être suis-je trop idéaliste, mais pour moi la Cité de nos jours est un endroit remarquable dont les fondateurs pourraient être fiers et je tiens à ce que mon expérience, qui m’a ouvert les yeux, ne soit pas unique. C’est un vrai espace international, permettant non seulement à des étrangers de découvrir la culture française de manière très directe, mais aussi de faire de vrais échanges d’expériences culturelles. Une telle chance, qui n’est pas offert à tous dans la vie, ne peut qu’inspirer la tolérance, la communication, la compréhension et surtout l’appréciation mutuelle entre des cultures très diverses. »

Etes-vous resté en contact avec des résidents à la même époque que vous ou des Anciens de la Cité ?
« Quelques-uns. La vie étant une voyage il y a des gens qu’on ne croise qu’une seule fois et d’autres qu’on amène avec soi.  »

Aimeriez-vous séjourner à la Cité de nouveau, si l’occasion vous en était donnée ?
« Mon séjour était un moment formateur dans ma vie et très important. Pourtant la vie évolue et actuellement je ne crois pas que je choisirais de vivre dans une résidence telle que la Cité. Par contre j’y reviendrai pour rendre visite ! »

Etes-vous revenu à la Cité depuis votre séjour ?
« Malheureusement j’habite actuellement en Italie et il est assez difficile pour moi de revenir souvent à Paris. J’y retourne quand je peux. »

Quelles différences notez-vous entre aujourd’hui et l’époque à laquelle vous avez connu la Cité ?
« Il me paraît que ce soit encore plus ouvert au monde qu’antérieurement. Je suis très content d’avoir trouvé l’Alliance, je pense qu’elle fait une mission importante. « 

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