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Témoignages d’Anciens – Karina FRANCO (1998 – 2000)

En quelle(s) année(s) et dans quelle(s) maison(s) avez-vous résidé à la Cité ?

« J’ai vécu à la Cité Internationale de 1997 à 2000 dans deux maisons. J’ai d’abord été à la résidence Victor Lyon mais des travaux ont débuté dans ce bâtiment et les résidents ont dû être relogés ailleurs. J’ai été transférée à la Deutsch de la Meurthe dans une belle chambre. J’ai donc eu la chance de vivre dans deux maisons, dans deux atmosphères différentes ! »

A quelle université étiez-vous inscrit, quelle formation suiviez-vous ?
« Après mon Bac obtenu au Lycée français de Madrid, je pensais que le journalisme était ma voie. J’ai débuté des études d’Histoire afin de me préparer au concours d’entrée d’écoles de journalisme. Or, une Journée portes ouvertes au CELSA (grande école de communication) m’a fait prendre conscience que travailler dans une Direction de communication en entreprise ou au sein d’une institution allait me plaire et me correspondre davantage.
En réalité, 1997 a été une très bonne année pour moi car j’ai obtenu ma licence en Histoire (Sorbonne Paris IV), j’ai réussi le concours d’entrée au CELSA et j’ai démarré mon expérience de vie à la Cité ! »

Pourquoi avoir choisi d’étudier sur Paris ?
« J’ai effectué la fin de ma scolarité aux lycées français de Lima et de Madrid. Dans une logique de continuité avec l’enseignement français que j’ai reçu, je suis revenue étudier à Paris même si mes parents sont restés à l’étranger. De plus, c’est à Paris où se trouvent un grand nombre de sièges d’entreprises ; c’est dans les capitales que « ça se passe » pour travailler dans les médias et la communication. J’aime cette ville car elle est pleine de facettes. »

Quels souvenirs gardez-vous de vos années de séjour à la Cité ? Racontez un souvenir, en partie: 
« C’est un bouquet souvenirs et de bonheurs ! C’était tout un microcosme, une ville dans la Ville qui vécu de l’intérieur prend réellement toute sa dimension. D’ailleurs, pour juste évoquer le fait d’aller aux cafés de la Butte aux cailles, nous disions « On va en ville ? ».
Je retiens – mis à part toutes les personnes intéressantes que j’ai eu l’opportunité de rencontrer – un cadre de vie très agréable et propice à la concentration.
Au CELSA, nous avions un agenda de ministre à gérer avec des cours toute la journée, des études de cas et des examens réguliers (20 par an soit 60 en trois ans…), des stages et des mémoires à rédiger.
Revenir à la Cité en fin de journée, c’était revenir dans un cocon protégé, un havre de paix où la « logistique » était réduite au minimum : autant de temps gagné pour être productive pendant mes études et…profiter bien sûr des soirées, des cours de yoga, du tango, du tennis et du club Ciné. Et pour compléter ma liste à la Prévert, j’oublie de mentionner le théâtre, les concerts de musique, les conférences, les pique-niques et les parties de frisbee sur la grande pelouse… Je me souviens avec tendresse de la possibilité de partager les hauts et les bas la vie avec des amis-voisins autour d’un café ou thé fait maison. Voilà, c’était tout ça à la fois avec en plus, la conscience d’être que de passage… »

Les valeurs humanistes à l’origine du projet de la Cité Internationale, étaient-elles une réalité ou une utopie ?
« Vivre trois ans à la Cité internationale a définitivement été une belle expérience car j’ai connu des personnes aux profils universitaires et culturels différents des miens.
Ces rencontres ont été de réelles contributions positives à l’enrichissement de ma vie et au renforcement de mon ouverture d’esprit. J’ai connu des personnes qui faisaient des études complètement différentes des miennes telles que médecine, architecture, physique, etc. Et je considère que l’ouverture passe aussi par le fait de vivre dans un contexte décloisonné que ce soit au niveau culturel qu’académique.
Que ce soit à la Résidence Victor Lyon ou à la « Deutsch », je n’ai pas eu le sentiment qu’une nationalité était plus représentée qu’une autre. Maintenant, j’imagine que dans une Maison où c’est le cas, cela doit être réconfortant de retrouver un peu de son pays et aider à conserver suffisamment de repères pour s’ouvrir aux autres. Et comme l’ouverture va, à mon sens, de pair avec les valeurs humanistes prônées à l’origine du projet de la Cité, alors OUI, je pense qu’une les fondateurs ont remporte leur pari. »

Etes-vous resté en contact avec des résidents à la même époque que vous ou des Anciens de la Cité ?
« J’ai rencontré des personnes merveilleuses avec qui je suis toujours en contact. Même si certains sont partis vivre en dehors de France, j’entretiens une correspondance très belle.
Quand je lis l’actualité et qu’une nouvelle concerne un pays dans lequel réside un de ces amis, j’ai une pensée très chaleureuse envers lui ou elle. »

Aimeriez-vous séjourner à la Cité de nouveau, si l’occasion vous en était donnée ?
« Oui bien sûr mais je suis à présent passé de l’autre coté du miroir ! Paris est une ville dense, pleine de personnes intéressantes et dans laquelle, je construis – à présent – ma vie.
En revanche, je serais très heureuse d’avoir le temps de rendre visite à mes amis de la Cité partis vivre à l’étranger ! »

Quelles différences notez-vous entre aujourd’hui et l’époque à laquelle vous avez connu la Cité ?
« J’ai remarqué la nouvelle signalétique mise en place qui est, je trouve, créative sur le fond et la forme avec notamment, la création d’une police spécifique. Certains pavillons ont été superbement restaurés.

Enfin de manière générale, je ne constate que des changements positifs visant la mise en valeur et une meilleure lisibilité des lieux. »

En tant que membre de l’Alliance Internationale, quel rôle souhaitez-vous jouer en faveur de l’association des Anciens et plus généralement de la Cité ?
« Depuis cette année, je suis devenue bénévole à l’Association. Nous montons, en équipe, des ateliers RH à destination des résidents souhaitant se préparer à la recherche d’emploi ou de stages en France. »

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